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La crise : meilleure opportunité pour créer son entreprise ?
 
Mia Sfeir  -  17/12/2008

Le marasme économique que connaissent les pays les plus développés est sans précédent. Les pertes sont colossales, les banques rationnent plus que jamais le crédit, les plans de relance se multiplient. Le climat n’est à priori pas propice à faire des affaires. Les investisseurs en capital cèdent peu à peu au climat de prudence généralisé et ne se montrent pas beaucoup plus généreux que les banques. Alors que faire lorsque l’on détient un projet révolutionnaire et innovant ? Car contrairement aux crises qui sont cycliques, les projets, eux, ne connaissent pas de saisons. Ils peuvent germer à n’importe quel moment, aussi bien en temps de crise qu’en temps d’accalmie et de croissance économique. Alors quelle attitude les porteurs de projet doivent-ils adopter ? Doivent-ils attendre des jours meilleurs ou se lancer sans plus attendre ? La réponse à cette question n’est peut-être pas celle que l’on imagine.

Les précédentes phases de ralentissement économique n’ont pas entraîné toutes les entreprises dans leur sillage. Aux Etats-Unis, 18 des 30 entreprises présentes dans l’indice Dow Jones ont été fondées en pleine récession économique. Des « success stories » qui répondent au nom de Microsoft, McDonald’s, Johnson&Johnson ou Walt Disney. Aucun des fondateurs de ces entreprises n’a préféré attendre le rétablissement de l’économie américaine pour se lancer.


Rationaliser la crise

S’il ne fait pas de doute que créer son entreprise en ayant l’appui des banques ou l’optimisme des VC (Venture Capitalists) est un accélérateur d’affaires, il ne faut pas croire que la crise est antinomique avec l’entrepreneuriat. Elle agit au contraire comme un filtre naturel et offre aux entreprises un chemin vers la croissance certes plus périlleux, mais bien moins encombré. Ne vont subsister en effet que les entreprises les plus solides et les plus saines. Les jeunes pousses qui tiennent le choc d’une crise se révèlent bien plus fortes en période de reprise économique. Les VC considèrent que ces entrepreneurs, prêts à se lancer malgré tout, font preuve de courage et de détermination, deux qualités essentielles pour réussir dans le monde des affaires.

Créer son entreprise en temps de crise, c’est aussi bénéficier de coûts réduits. Lorsque la crise est systémique, qu’elle touche tous les secteurs d’activité, l’économie devient un peu plus « solidaire ». Les tarifs des fournisseurs, les loyers et autres coûts sont plus facilement négociables. En outre, les entreprises peuvent compter sur de nouvelles recrues moins exigeantes, souvent de meilleure qualité, et acceptant un salaire à l’embauche plus faible. C’est ainsi que les startups, qui en temps normal n’inspirent pas confiance et stabilité, deviennent une aubaine et un formidable générateur d’emplois. Elles peuvent embaucher à moindre coût et se recentrer sur la qualité de leur offre ou service pour pouvoir mieux rebondir en sortie de crise.


La bulle internet a aussi fait des heureux

Si la crise rend les VC plus prudents, elle n’entraîne pas pour autant l’arrêt total des investissements. Lorsque l’euphorie autour de l’internet retombe brutalement en mars 2000, elle laisse exploser une bulle grosse de 4300 entreprises. Les profits réalisés par les sociétés du Nasdaq depuis 1995, soit 148 mds de dollars, partent en fumée. La crise va très vite se propager en Europe et mettre à mal l’économie française. C’est pourtant dans ce climat houleux que les sociétés Meetic et Priceminister décident de se lancer. Un pari audacieux et courageux, puisqu’elles figurent désormais parmi les entreprises françaises les plus rentables de la netéconomie.

Meetic parvient quelques mois après sa création à lever 2 millions d’euros auprès de business angels et d’investisseurs privés, une somme quasi inespérée pour l’époque. Le groupe est aujourd’hui le leader européen des rencontres en ligne avec plus de 10 millions de visiteurs uniques en Europe, une présence dans 15 pays et plus de 524 000 abonnés. Quant à Priceminister, il réussit malgré un climat moribond une levée de fonds de 770 000 euros pour se lancer. L'entreprise se classe aujourd’hui parmi les premiers sites de e-commerce français avec plus de 8 millions de membres et près de 120 millions de produits. La bulle internet, à défaut de décourager les fondateurs, leur a donné des ailes, pour le plus grand bonheur des investisseurs.


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 AGENDA
 

Faisonsaffaire.com au Salon des entrepreneurs de Paris les 4 et 5 Février 2009

Les 4 et 5 Février 2009 se tient au Palais des Congrès de Paris, la 16ème édition du Salon des entrepreneurs. C'est l'occasion pour les dirigeants et créateurs d'entreprise, de rencontrer de nombreux partenaires et acteurs de l'entrepreneuriat français. La qualité des exposants, les conférences et ateliers font du Salon des entrepreneurs, un rendez-vous national incontournable. Faisonsaffaire.com sera présent à cet événement pour vous faire découvrir les nouvelles évolutions de sa plate-forme internet de mise en relation entrepreneurs/investisseurs.

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Faisonsaffaire.com sponsorise la TechCrunch/LeWeb Party le 10 décembre à Paris

TechCrunch, pour ceux qui l'ignorent encore, c'est le blog préféré des américains, exclusivement dédié aux produits et startups du Web 2.0. Et lorsque le blog de référence du web organise la soirée de clôture de la conférence de référence dans le monde du Web (LeWeb), le résultat promet d'être explosif.
La TechCrunch/LeWeb Party, c'est :
- le 10 décembre à 20h30, au Plaza Madeleine à Paris
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- open bar
- une occasion de se faire de nombreux contacts
- l'opportunité de rencontrer Michael Arrington, fondateur de TechCrunch, considéré par le TIME Magazine comme l'une des 100 personnalités les plus influentes au monde.

Faisonsaffaire.com se joint aux festivités et sera sponsor de la soirée.
TechCrunch/LeWeb Party, un événement à ne pas manquer !


INTERVIEW
 

Interview d'Alexandre Lebrun, fondateur de VirtuOz

En 2005, Alexandre Lebrun parvient à lever 1,6 millions d'euros pour sa société VirtuOz, qui crée des agents virtuels capables de répondre aux questions des utilisateurs sur internet. En 2008, VirtuOz séduit des fonds américains de capital risque. Le jeune entrepreneur nous fait partager son expérience et sa vision de l'entrepreneuriat.


Interview de Didier Rappaport, co-fondateur de Dailymotion


A travers cette interview, Didier Rappaport nous raconte les étapes de l'ascension incroyable de Dailymotion : les débuts, les différentes levées de fonds, les obstacles rencontrés, etc. 


Interview d'Aziz Senni, président du fonds d'investissement BAC

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La crise : meilleure opportunité pour créer son entreprise ?

Vous avez une bonne idée, votre projet est prêt à être lancé, mais voilà, c’est la crise ! Quelle attitude adopter en pareilles circonstances ? La crise doit-elle refreiner les ardeurs entrepreneuriales ? De nombreuses sociétés créées en période de ralentissement économique nous prouvent le contraire.


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Google, Yahoo, Youtube, Apple, Microsoft. Des noms qui sonnent résolument américain et qui laissent les français perplexes. Le jeune qui innove dans son garage et qui parvient à lever des millions grâce à un Venture Capitalist (VC) ne peut-il pas être français ? Pourquoi les PME américaines ont-elles plus de réussite que les nôtres ? 


Face à la crise, les PME se tournent de plus en plus vers le capital-investissement

La crise financière est en train de modifier le rôle et l’importance du capital-investissement, en renforçant les opérations de taille modeste, au détriment des grandes opérations de LBO (leveraged buyout) qui ne représenteront plus un patrimoine de rentabilité sur les marchés financiers. Les PME, rationnées par les banques, comptent désormais sur le capital-investissement pour se financer.  


Investir, une question de feeling

L’une des plus anciennes sociétés américaines de capital-risque, Bessemer Venture Partners, avoue sur son site internet avoir refusé l’opportunité d’investir dans Google, Ebay ou Intel. 


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